Le courtier d’assurance PATRICK MARIE HERBET est un personnage pittoresque et bien connu dans la communauté locale française. Participant actif aux évènements de la Chambre de commerce, il a également pris un angle novateur de services à la profession qu’il a choisi : le courtage en assurance.
Patrick Marie Herbet : “En tant que courtiers d’assurance, notre rôle est de prodiguer des conseils. Nous ne sommes employés d’aucune compagnie d’assurance, et donc ne sommes pas contraints de faire la promotion d’une marque particulière”.
En se rendant directement à une compagnie d’assurance le consommateur a accès à une seule variété de produits, en travaillant avec les acteurs principaux du secteur, Mr. Herbet est la personne la mieux indiquée pour donner de meilleurs conseils à ses clients. Il recommande toujours les compagnies d’assurance qui en plus d’avoir fait leurs preuves, ont une bonne expérience sur le marché et réalisé des choix d’investissements avec succès.
Autrefois, la morale confucianiste et la structure familiale traditionnelle de la société chinoise étaient considérées comme une forme d’assurance. De nos jours où les familles sont dispersées partout dans le monde, on ne peut plus compter sur un tel réseau d’oncles, de cousins ou de proches.
La bienveillance est la pierre angulaire selon Patrick Herbet, directeur général d’ Abacare Group. En tant que courtier d’assurance, il s’engage à proposer des services d’assurance personnalisés en conservant un point de vue éthique. De nombreuses entreprises et particuliers ont déjà bénéficié des conseils impartiaux de Mr. Herbet, allant de l’assurance santé et l’assurance de vie aux projets d’investissements. Même s’il est vrai que lorsque cet homme de 42 ans aujourd’hui, est arrivé à Hong Kong, son futur était loin d’être assuré.
Le jeune Herbet est arrivé sur le territoire en 1982 via le Transsibérien. En suivant les traces parfois incertaines d’un baroudeur expatrié, il tomba très vite à court d’argent et du ainsi occuper un job de gérant de bar au Lan Kwai Fong. Comme face à tous les obstacles de la vie, Mr. Herbet ne s’est pas laissé démonter.
“Je ne peux pas dire que j’avais de grandes perspectives en servant au bar, mais j’avais besoin d’argent; j’étais toujours confronté à des défis à relever avec pour objectif de faire de mon mieux”, dit-il. La détermination de Mr. Herbet a aussitôt été récompensée et très vite après il a aidé à l’ouverture du très célèbre Club 97.
A partir de ce moment, Mr. Herbet a diversifié ses intérêts : il est devenu représentant d’une société d’agroalimentaire, il engagea des étudiants locaux à une formation professionnelle hôtelière Suisse. Il a aussi ouvert le célèbre groupe «La Rose Noire», dont il revendra ses intérêts plus tard pour fonder son propre établissement vinicole dont il était le propriétaire. Hélas, quand le vin qu’il commercialisait ne fut plus disponible; Mr. Herbet fut obligé de fermer son établissement vinicole à cause de couts trop importants.
Il rachète donc ses parts de La Rose Noire et les réinvesti au très select restaurant Papillon, mais quelques temps plus tard il devient clair que Mr. Herbet a besoin de changement. Alors, il fit le grand saut et fit ses premiers pas dans l’assurance en 1994. Au vu de son style de vie d’aventurier et de ses divers investissements antérieurs, son choix de carrière peut sembler étrange, mais huit ans de succès et d’innovation plus tard, il a clairement réalisé le bon choix.
Il a commencé par distribuer des produits de Zurich Life insurance, mais a pris son grand tournant qu’un an plus tard lorsqu’il devient chef de section à AIA aux côtés de Raymond Wong, quelqu’un très expérimenté du secteur. Mr. Herbet se souvient de cette période déterminante comme les années les plus agréables de sa carrier.
“Raymond est un grand homme, mais c’est aussi un fin connaisseur du secteur de l’assurance”, dit-il. “J’ai beaucoup appris avec lui, non seulement dans l’aspect pratique du secteur, mais aussi comment servir les personnes les plus importantes – les clients.”
Quatre ans plus tard, Mr. Herbet quitte AIA pour lancer sa propre compagnie de courtage d’assurance, Abacus – précurseur du groupe aujourd’hui connu sous le nom d’Abacare. Pour ce qui est de l’appellation de l’entreprise, Mr. Herbet reconnaît qu’il a initialement opté pour Abacus car c’était un choix peu risqué, mais opta ensuite pour Abacare afin de mettre l’accent sur la nature “bienveillante” de ce travail.
A l’heure actuelle, l’entreprise gère plusieurs affaires de l’ancien employeur de Mr. Herbet, et transmet des clients aux entreprises comme Trans America, Zurich Life et Goodhealth, pour une couverture médicale. Toutefois, il s’empresse de souligner le statut indépendant de son entreprise.
“En tant que courtiers d’assurance, notre rôle est de prodiguer des conseils”, explique-t-il. Nous ne sommes employés d’aucune compagnie d’assurance, et donc nous ne sommes pas contraints de faire la promotion d’une marque particulière”.
Assurer une carrière
Cette indépendance est le socle des conseils prodigués par Herbet et son équipe de courtiers. Il s’évertue également à dissiper les préjugés selon lesquels les courtiers sont de simples intermédiaires qui gagnent des commissions qui seront finalement répercutées sur le consommateur au bout de la chaîne.
“Contrairement aux agents des compagnies d’assurance, nous offrons une image objective du marché au client”, affirme-t-il. Des gens pensent souvent qu’en se rendant directement à une compagnie d’assurance ils évitent certaines dépenses, mais ce n’est pas le cas. Les commissions sont juste reversées à l’agent contrairement au courtier. Alors que la valeur ajoutée de ses conseils impartiaux et la gamme variée de ses produits n’y est pas”.
Effectivement, se rendre directement à une compagnie d’assurance donne accès au consommateur à une seule gamme de produits, et après avoir travaillé avec les principaux acteurs, Mr. Herbet est la personne la mieux indiquée pour prodiguer les meilleurs conseils à ses clients. Il recommande toujours les compagnies d’assurance qui en plus d’avoir fait leurs preuves, ont une bonne expérience sur le marché et réalisé des choix d’investissements avec succès.
Mr. Herbet soutient : “une compagnie d’assurance doit toujours être capable de démontrer qu’elle peut convenablement s’occuper des primes d’assurance de ses clients, et en cas de besoin, doit effectuer des paiements sans faire d’histoires”.
Pour ceux qui ne seraient pas convaincus, il pose également la question des primes. Après tout, qu’est-ce qui retient Mr. Herbet de faire seulement la promotion des produits d’assurance qui offrent les meilleures commissions et d’autres bénéfices au courtier ? La réponse, en toute franchise : absolument rien.
Mr. Herbet explique: “Au sein de mes activités professionnelles, je dépends largement des recommandations de clients à leurs proches, je suis donc contraint d’offrir des meilleurs services et conseils possibles”. “Il y a peu d’avantages à gagner une grosse commission lors d’une transaction si je ne gagne pas la confiance du client et sa recommandation à ses amis et partenaires d’affaires”.
Depuis l’attentat du 11 septembre à New York, Mr. Herbet dit avoir remarqué un changement dans la perception des assurances par les gens. Il prédit que, à travers les séquelles de cette tragédie sur l’économie mondiale, cette situation va renforcer le secteur, et fait germer la croissance pour les années à venir.
Mr. Herbet note : “cette réalité a attiré l’attention des personnes à qui il arrive parfois de mauvaises choses”. “Autrefois, et peut-être encore aujourd’hui, beaucoup essaient de se convaincre qu’ils n’ont pas besoin de l’assurance. Mais de même qu’une bonne couverture d’assurance, les gens ont également besoin de bons conseils. Trouver la politique qui convient est presque aussi importante que juste avoir une assurance.”
Selon Mr. Herbet, les changements démographiques de la population Chinoise aura également un effet important sur le secteur des assurances aux échelles locale et régionale. Les coûts élevés des soins médicaux et la compensation des pertes d’objets de valeur lors des accidents ne pourraient plus être supportés par la famille élargie.
Mr. Herbet affirme que : “le peuple chinois est très conscient de la nécessité de souscrire une assurance”. Autrefois, la morale confucianiste et la structure familiale traditionnelle de la société chinoise étaient considérées comme une forme d’assurance. De nos jours où les familles sont dispersées partout dans le monde, on ne peut plus compter sur un tel réseau d’oncles, de cousins ou de proches.
Français de naissance, Chinois dans l’âme
Mr. Herbet se décrit comme “une personne sociale” et est l’un des huit membres fondateurs de la Chambre de commerce française à Hong Kong. Il est ainsi l’un des membres les plus actifs et certainement l’un des plus notables de la communauté locale française, resplendissant dans son nœud papillon d’homme d’affaires.
Sportif passionné, Mr. Herbet classe parmi ses loisirs le golf et le tennis, ainsi qu’un soupçon de lecture. Il est très investi dans les actions caritatives, et est le président approuvé du Rotary Club de Wan Chai. Mr. Herbet avoue que pour pouvoir gérer toutes ces activités et Abacare, il “dort très peu”.
Indubitablement français, Mr. Herbet a grandi dans une famille catholique – même s’il est bouddhiste pratiquant et est déjà allé en pèlerinage en Inde.
«Je me considère français, mais j’ai une manière de penser très asiatique”, dit-il.
“Je ne suis plus expatrié en tant que tel; j’ai tissé des liens très solides avec les communautés Chinoise et Indienne”.
Pour ce qui est des perspectives pour la décennie à venir, Mr. Herbet veut étendre la nature des activités d’Abacare de sorte qu’il puisse introduire des partenaires dans l’entreprise de la même façon que fonctionne un cabinet d’avocats ou un cabinet des comptable. Il va continuer son activité secondaire en promouvant un comportement éthique à travers ses diverses activités relatives aux soins.
Mr. Herbet n’a certainement pas prévu de quitter la ville qui l’a adopté et se montre très enthousiaste lorsqu’il loue le rôle que Hong Kong a joué dans sa carrière.
Il affirme que: “J’ai vu beaucoup d’endroits, mais nulle part au monde ne reflète l’environnement exceptionnel qu’offre Hong Kong et ses habitants pour la réussite”. “Je me sens vraiment chez moi ici – les deux pays asiatiques où dans lesquels je me sens le plus à l’aise sont la Chine et l’Inde”.
Même s’il est en train de laisser une impression indéniable sur la communauté locale française et le secteur de l’assurance, ce qui colle d’ailleurs à sa philosophie des affaires, Mr. Herbet préférerait plutôt simplement être reconnu comme une personne bienveillante, celui de qui a bénéficié aux autres.


